Financement
| Que vous soyez salarié ou demandeur d’emploi, chef d’entreprise ou travailleur indépendant, commerçant ou artisan, plusieurs dispositifs vous permettent de financer tout ou partie de votre formation continue. L’accord de prise en charge par votre employeur ou votre organisme collecteur n’est pas systématique et dépend de plusieurs critères : lien entre la formation et votre poste ou votre activité, nombre d’heures et tarif. |
Les OPCA (Organismes Paritaires Collecteurs Agréés) sont des structures créées suite à des accords entre les organisations syndicales d’employeurs et de salariés. Pour les non-salariés, les FAF (Fonds d’Assurance Formation) en sont l’équivalent.
Leur rôle est de collecter et de gérer les contributions versées par les entreprises au titre de la formation professionnelle : formation en alternance, plan de formation, congé individuel de formation (CIF) et Droit Individuel à la Formation (DIF). Ces OPCA affectent ensuite les fonds recueillis au financement des entreprises adhérentes. L’entreprise envoie la demande de formation pour son ou ses salariés et l’OPCA donne un accord de prise en charge, suivant les critères définis par son conseil d’administration. Le non-salarié adresse directement sa demande de prise en charge à son FAF.
> Le plan de formation entreprise
> Le droit individuel à la formation (DIF)
En cas de licenciement, le salarié peut faire une demande d’action de formation, de bilan de compétences ou de VAE. Il doit effectuer sa demande à son employeur avant la fin de son préavis. Celui-ci est alors tenu de verser au salarié seulement l'allocation de formation correspondant aux heures acquises. La lettre de licenciement précise d'ailleurs ce nombre d’heures acquises au titre du DIF. Le salarié qui démissionne peut également, de la même façon, durant sa période de préavis demander à bénéficier de son DIF. En cas de départ à la retraite, en revanche, les droits acquis sont perdus.
> Le congé individuel de formation (CIF)
> La formation des non salariés
Les travailleurs indépendants, les professions libérales, les chefs d’entreprise, les commerçants et les artisans bénéficient eux aussi de dispositifs d’aide à la formation. Ces dispositifs concernent dans certains cas, les conjoints collaborateurs et associés. Ce financement est octroyé dès lors que le demandeur est à jour dans ses cotisations sociales. L’URSSAF, par sa caisse nationale de recouvrement centralise les encaissements et les reverse aux Fonds d’Assurance Formation des travailleurs non salariés (FAF) :
* L’Agefice pour les chefs d’entreprise
* les FAF nationaux des secteurs professionnels pour les commerçants
(Alimentation, Batiment, Métiers & Services)
* les FAF régionaux des Chambres des Métiers pour les artisans
* Le FIF- PL pour les professions libérales non-médicales
* Le FAF-PM pour les professions médicales
Le demandeur doit effectuer sa demande auprès du FAF dont il dépend. Généralement, la prise en charge est plafonnée annuellement et dépend de certains critères définis par le FAF. Il convient donc de s’en rapprocher avant d’enclencher une formation.



